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Uvira : la SYMUF-MP renforce les capacités des journalistes sur la prévention et la riposte contre Ebola

Uvira : la SYMUF-MP renforce les capacités des journalistes sur la prévention et la riposte contre Ebola

La Synergie des Médias pour l’Union des Forces – Maison de la Presse (SYMUF-MP) a lancé, lundi 6 juillet à Uvira, un atelier d’information et de renforcement des capacités réunissant douze journalistes issus de médias locaux avec l’appui financier de la DDC/ coopération suisee. Les travaux se déroulent au bureau de la SYMUF-MP, situé sur la route Mwami à Uvira.

Cette formation vise à renforcer les connaissances des professionnels des médias sur la prévention, la détection précoce et la riposte contre la maladie à virus Ebola, afin de leur permettre de diffuser des informations fiables, vérifiées et utiles aux communautés.

Selon Trésor A’OCI, chargé du suivi-évaluation et chef de bureau de la SYMUF-MP à Uvira, cette activité s’inscrit dans le cadre des actions de sensibilisation menées par l’organisation pour promouvoir une communication responsable en matière de santé publique.« Cet atelier s’inscrit dans le cadre des actions de sensibilisation visant à renforcer le rôle des professionnels des médias dans la prévention et la lutte contre les épidémies, à travers la diffusion d’informations fiables, vérifiées et utiles aux communautés », a-t-il déclaré.

Placée sous le thème « Ebola : état de la situation épidémiologique, mesures de prévention et rôle des médias dans la sensibilisation des communautés », la formation est animée par Daniel Deidei, animateur de la Zone de santé d’Uvira.

Au cours de son exposé, le facilitateur a rappelé que la maladie à virus Ebola est une maladie virale grave dont le réservoir naturel est la chauve-souris frugivore. La transmission à l’homme peut se faire par contact direct ou indirect avec des animaux infectés, notamment les chauves-souris et certains animaux sauvages, avant de se propager d’une personne à l’autre par contact avec les liquides biologiques d’une personne malade ou décédée.

Sur le plan épidémiologique, il a indiqué que la République démocratique du Congo fait face à sa 17ᵉ épidémie en Ituri, après la 16ᵉ enregistrée au Kasaï. Deux cas confirmés ont également été signalés au Sud-Kivu, mais les personnes concernées sont guéries et font actuellement l’objet d’un suivi médical.

Le facilitateur a expliqué que les premiers symptômes d’Ebola apparaissent généralement entre deux et vingt-et-un jours après l’exposition au virus. La maladie débute brutalement par une forte fièvre, des maux de tête intenses, une grande fatigue, des douleurs musculaires, puis peuvent s’ajouter des vomissements, des diarrhées, des éruptions cutanées et, dans certains cas, des manifestations hémorragiques.

Concernant les modes de contamination, il a insisté sur le fait que le virus se transmet par contact avec le sang, la salive, la sueur, les vomissures, les selles, l’urine, les larmes ou le sperme d’une personne infectée. Il a également rappelé que les relations sexuelles non protégées peuvent présenter un risque pendant plusieurs mois après la guérison, le virus pouvant persister dans le sperme. Les rites funéraires impliquant un contact direct avec le corps d’une personne décédée d’Ebola constituent également un facteur important de propagation.

S’agissant de la prévention, Daniel Deidei a recommandé le lavage régulier des mains à l’eau courante et au savon ou avec un gel hydroalcoolique, l’évitement de tout contact avec les personnes malades ou les corps des victimes, ainsi que l’abandon de la consommation de viande de brousse crue et de tout contact avec les chauves-souris. Il a également souligné l’importance de l’isolement rapide des cas confirmés, des enterrements sécurisés et de l’utilisation du préservatif pendant plusieurs semaines après la guérison afin de limiter les risques de transmission.

En cas de suspicion d’Ebola, le facilitateur a appelé les journalistes à sensibiliser les communautés sur la nécessité d’alerter immédiatement les équipes de riposte ou les autorités sanitaires, d’isoler la personne suspecte de tout contact avec les autres et de fournir aux services de santé les informations relatives à son lieu de résidence et à ses déplacements récents.

À travers cette formation, la SYMUF-MP entend renforcer la collaboration entre les autorités sanitaires et les médias afin de lutter contre la désinformation, d’améliorer la qualité des informations diffusées et d’encourager les populations à adopter les mesures de prévention recommandées pour limiter la propagation de la maladie.

Cette initiative intervient dans un contexte où les médias sont appelés à jouer un rôle déterminant dans la sensibilisation des communautés face aux risques épidémiques, en relayant des informations exactes, responsables et fondées sur les données des autorités sanitaires.

Rédaction

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