Bunyakiri : Début d’incendie suspect au bureau central de la zone de santé : la sécurité en question
Un début d’incendie s’est déclaré dans la soirée du samedi 26 avril au bureau central de la zone de santé de Bunyakiri semant la panique parmi les quelques membres du personnel encore présents dans les locaux. Bien que rapidement maîtrisé, l’incident soulève de sérieuses interrogations sur la sécurité du bâtiment et les causes réelles du sinistre.
Selon les premières informations recueillies sur place, c’est aux alentours de 19h des fumées ont été aperçues sortant du secrétariat. Un médecin sur place ce soir-là et dont son audio circule sur les réseaux sociaux, affirme avoir vu une bouteille contenant un liquide inflammable probablement de l’essence posée près de la fenêtre du bureau, ce qui laisse supposer une possible tentative de sabotage.
«Nous avons vu de la fumée s’échapper du secrétariat. Il y avait une bouteille suspecte dehors, et nous avons dû casser la porte pour éteindre les flammes avec les moyens du bord », a-t-il déclaré.
Grâce à cette réaction rapide, les dégâts matériels sont restés limités, même si quelques documents administratifs ont été partiellement brûlés. Aucune perte humaine n’a été signalée.
Cependant, d’autres sources avancent une hypothèse différente, évoquant une piste accidentelle liée à une mauvaise installation électrique. Des rallonges fondues ont été retrouvées sur les lieux, mais cette version reste à confirmer.
Face à ces versions contradictoires, les autorités policières ont ouvert une enquête. Des experts sont descendus sur les lieux pour effectuer les premiers constats techniques et interroger les témoins.
Mais au-delà des causes, un constat alarmant a été établi par notre équipe sur place: le bureau central ne dispose d’aucun dispositif de sécurité contre les incendies. Aucun extincteur, aucune alarme, et la sentinelle de nuit n’était présent au moment des faits.
« Ce bâtiment abrite des documents sensibles, du matériel médical et du personnel. Il est inconcevable qu’il soit laissé sans aucune protection », a réagi un agent de la zone, qui a requis l’anonymat.
Cet incident, même s’il n’a pas fait de victimes, met en lumière les failles criantes dans la sécurité des infrastructures publiques, en particulier celles relevant du secteur de la santé.
En attendant les résultats de l’enquête, les autorités sanitaires appellent à renforcer d’urgence les dispositifs de protection dans tous les centres de santé, pour éviter qu’un tel scénario ne se reproduise.
Simon Weteshi Mihona
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