Bukavu : Des membres du consortium SYMUF formés sur la gestion et le suivi-évaluation des projets
Un atelier de formation de trois jours, organisé par le consortium de la Synergie des Médias pour l’Union des Forces (SYMUF Maison de la presse), a débuté ce mercredi 23 octobre 2024 à Bukavu, dans la province du Sud-Kivu.
Cet atelier s’inscrit dans le cadre du projet« Amélioration de la gouvernance locale, de la démocratie et renforcement de la cohésion sociale au Sud-Kivu », mis en œuvre par la SYMUF avec l’appui financier de la Coopération Suisse.
A en croire les organisateurs, cette formation vise à répondre aux besoins identifiés lors de la première phase du projet, notamment en matière de capitalisation des données de changement.
Aubert Mwibakecha, coordinateur de la SYMUF, affirme que les évaluations précédentes ont révélés des lacunes dans la collecte et l’analyse des informations par les acteurs internes du projet.
«Lors de la mise en œuvre de notre première phase, nous avons remarqué une faiblesse liée à la capitalisation des données de changement, par nous-mêmes d’abord en tant qu’acteurs de mise en œuvre. On avait beaucoup plus d’informations après le passage des évaluateurs externes. C’est pourquoi, pour cette nouvelle phase, nous avons décidé d’organiser une formation sur la gestion, le suivi et évaluation à l’intention des membres du consortium SYMUF», a-t-il déclaré.
Renforcer les capacités des acteurs de mise en œuvre
Pour cette première journée, le professeur Bugeme Zigashane, expert en gestion de projets, cette formation se concentre sur le renforcement des compétences des participants dans les domaines de la planification, de la gestion, du suivi et de l’évaluation de projets.
Le professeur Zigashane a souligné l’importance de ces outils pour assurer une exécution efficiente des projets et a insisté sur la nécessité d’une participation active des communautés locales.
« Le staff qui exécute le projet avait émis le vœu d’être renforcé sur les différents aspects de gestion des projets, en particulier la gestion et le suivi-évaluation. Nous allons également apprendre aux participants comment identifier un projet et, dans cette identification, ils doivent savoir qui sont les bénéficiaires et comment les impliquer dans le diagnostic participatif », a-t-il précisé.
Au cours des trois jours d’atelier, les participants se familiariseront avec divers aspects de la gestion de projet, allant de la planification stratégique à la planification opérationnelle et communautaire. Ces modules offriront aux acteurs locaux des outils concrets pour améliorer la qualité de leur travail sur le terrain, tout en intégrant des approches innovantes et inclusives.
Des outils pratiques visant l’inclusion du genre
A cette occasion, les participants ont exprimé leurs attentes. Certains espèrent acquérir des outils de suivi et évaluation directement applicables dans leurs propres projets, tandis que d’autres souhaitent approfondir leurs connaissances sur l’intégration des questions de genre dans les processus de gestion de projets.
Cette demande est d’autant plus pertinente dans un contexte où les dynamiques de genre jouent un rôle crucial dans la réussite des initiatives locales, notamment en matière de gouvernance et de cohésion sociale.
Notons que cette formation revêt une importance capitale dans la perspective d’une gestion plus rigoureuse et inclusive des projets financés par la Coopération Suisse. Elle permettra non seulement de renforcer les compétences des acteurs locaux, mais aussi de garantir que les projets bénéficient directement aux populations ciblées, avec une approche plus structurée et participative.
Simon Weteshi Mihona et Chance Nganiza
Share this content:



Laisser un commentaire