Élection du Gouverneur du Sud-Kivu : Me Aksanti Ombeni lance un message interpellateur
En réaction à l’élection d’un nouveau Gouverneur de province au Sud-Kivu ce samedi 4 mai, Maître Aksanti Ombeni, membre influent de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), exprime un mélange de déception et d’espoir face au résultat du scrutin. Celui-ci lance tout de même un message interpellateur, soulignant les priorités du nouveau Gouvernement.
« C’est un sentiment d’abord de déception, » confie-t-il, soulignant que Emile Sumaili Miseka, le candidat soutenu par la jeunesse et l’UNC, n’a pas été élu malgré un soutien significatif.
« Nous avions salué la décision de notre chef, le président national Vital Kamerhe, d’avoir songé une fois de plus à la jeunesse, » ajoute-t-il, mettant en lumière l’importance accordée aux jeunes, notamment ceux issus de territoires reculés comme Kalehe et Shabunda.
La pression exercée par les autorités hiérarchiques à Kinshasa est pointée du doigt comme une des raisons principales de l’échec de Miseka, malgré le fait que 70-80% des députés de l’Assemblée provinciale sont jeunes.
« Ils n’ont pas su se contenir et voter pour un jeune qui reflétait l’image du développement, l’image de la cohésion sociale pour les communautés du Sud-Kivu, » déplore Maître Ombeni.
Celui-ci précise que l’UNC, parti membre de la coalition au pouvoir faisant partie de l’Union sacrée, a vu ses 11 députés voter massivement pour Miseka, qui a obtenu 15 voix au premier tour et 21 voix au second.
Malgré l’issue de l’élection, Maître Ombeni reste fidèle à la ligne du parti, affirmant que l’UNC ne s’opposera pas au gouvernement provincial et soutiendra la vision du chef de l’État.
« En tant que cadre du parti, je ne peux que souhaiter un fructueux mandat au gouvernement de Monsieur Purusi, » dit-il, tout en appelant le gouvernement provincial dirigé par le professeur Jean-Jacques Purusi à travailler pour le bien-être de la population et le développement des huit territoires du Sud-Kivu.
Maître Ombeni exprime cependant ses inquiétudes concernant les infrastructures routières, en particulier la RN3, Miti-Bunyakiri-Hombo, une priorité pour la population de Bunyakiri.
« J’ai eu du mal à accepter et à croire que Purusi aura à se pencher sur la préoccupation de nos infrastructures routières, » admet-il, évoquant le fait que Purusi vient de Belgique et pourrait ne pas comprendre pleinement les difficultés locales.
Celui-ci chute sur une note d’optimisme prudent, confiant que les députés de Kalehe, qui ont soutenu Purusi, auront le rôle de plaider pour que les infrastructures routières soient prises en compte par le gouvernement provincial.
« Nos députés de Kalehe, qui ont voté massivement pour le professeur Purusi, auront aussi comme tâche de plaider pour que les infrastructures routières soient prises en compte, » insiste-t-il, soulignant l’importance de la responsabilité politique envers les citoyens.
Simon Weteshi Mihona
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