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Kalehe : Plus de 300 ménages vivent dans des conditions précaires dans le camp de Mirenzo à Mubuku

Kalehe : Plus de 300 ménages vivent dans des conditions précaires dans le camp de Mirenzo à Mubuku

Dans le village de Murangu, situé dans le groupement de Mubuku, chefferie de Buhavu au Sud-Kivu, 308 ménages, soit 1385 personnes, vivent dans des conditions extrêmement précaires au camp de Mirenzo.

Ces déplacés, fuyant les violences dans le territoire de Masisi au Nord-Kivu, font face à de nombreuses difficultés. Lors d’une descente effectuée ce mercredi 2 octobre 2024 par les reporters de la Radio Communautaire Bunyakiri, les déplacés ont exprimé leurs préoccupations majeures, notamment le manque d’eau potable, de nourriture et de soins de santé. À cela s’ajoute un autre problème crucial : le manque d’abris adéquats pour se protéger des intempéries.

Ces déplacés, originaires de Masisi, ont fui les affrontements entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les groupes armés, notamment les terroristes du M23. Ils lancent un appel urgent à l’État congolais et aux organisations humanitaires pour obtenir une aide immédiate et substantielle.

Les conditions de vie dans le camp de Mirenzo sont particulièrement difficiles. Les familles vivent dans des abris de fortune, offrant peu de protection contre les intepemperies. L’accès à l’eau potable est limité, obligeant les habitants à parcourir de longues distances pour trouver des sources d’eau, souvent contaminées. La malnutrition est également un problème croissant, avec des enfants et des adultes souffrant de carences alimentaires graves.

« Nous vivons dans une précarité extrême. Nous n’avons pas d’eau, pas de nourriture, même pas d’abris. Nous dormons à l’extérieur. Nous manquons même des médicaments. Nous sommes obligés de travailler pour les habitants d’ici, et quand on trouve même 2.000 FC, ce n’est ni suffisant pour acheter la nourriture, ou le savon, » nous dit un déplacé, père de famille.

Par ailleurs, les soins de santé sont pratiquement inexistants dans le camp. Les maladies courantes, telles que le paludisme, les infections respiratoires et les maladies diarrhéiques, se propagent rapidement en raison des conditions insalubres et du manque de médicaments.

Les femmes enceintes et les jeunes enfants sont particulièrement vulnérables, avec un accès limité aux services de santé maternelle et infantile. Face à cette situation, les déplacés ne savent plus à quel saint se vouer.

« Que les partenaires qui aident d’autres déplacés se souviennent de nous. Nous avons tout laissé chez nous, y compris des habits. Ici, nous manquons même de l’eau. Nous avons vraiment besoin d’aide. Nous ne savons pas s’il faut rentrer d’où nous sommes venus, alors qu’il y a toujours l’insécurité, » affirme un autre déplacé.

Les déplacés demandent une intervention plus soutenue et coordonnée pour améliorer leurs conditions de vie. Ils espèrent que l’attention accrue sur leur situation permettra de mobiliser davantage de soutien et de ressources pour répondre à leurs besoins urgents.

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Il est important de noter que la crise des déplacés dans le territoire de Kalehe est une partie d’un problème plus vaste affectant des milliers de personnes dans la zone.

Les combats entre FARDC et M23 et d’autres groupes armés ont provoqué le déplacement de plus de 200 000 personnes en provenance de Masisi, dont une partie importante a trouvé refuge dans le territoire de Kalehe ces derniers mois.

Les déplacés de Masisi, cherchant à échapper aux violences, se sont installés dans des camps de fortune comme celui de Mirenzo, Chinono et Katasomwa.

Simon Weteshi Mihona et Chance Nganiza

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