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Bunyakiri : Des milliers de déplacés de guerre abandonnés à leur sort dans des conditions inhumaines

Bunyakiri : Des milliers de déplacés de guerre abandonnés à leur sort dans des conditions inhumaines

Environ 3 000 ménages vivent actuellement dans les camps de déplacés de Kavumu, Bukavu, Kalonge et Bagira, situés dans le groupement de Bagana, chefferie de Buloho, territoire de Kalehe au Sud-Kivu (RDC). Une équipe de la Radio Communautaire s’est rendue sur place : le constat est amer et alarmant.

Ces déplacés, fuyant les violences armées dans plusieurs villages du territoire de Kalehe et au-delà, vivent dans une précarité indescriptible. Sur les sites, la malnutrition aiguë est visible à l’œil nu, notamment chez les enfants et les femmes enceintes. Sans abris dignes, ils dorment à même le sol, sous des bâches usées ou à l’air libre.

« Nous mangeons une fois par jour, parfois pas du tout », témoigne Maman Furaha, mère de six enfants installée à Bulavu. Mes enfants sont malades, je ne sais pas quoi faire. » témoigne Maman Furaha, mère de six enfants installée à Bulavu.

Dans les trois camps visités, aucun poste de santé fonctionnel, pas d’eau potable, et les structures scolaires sont inexistantes. Les enfants, livrés à eux-mêmes, ne vont pas à l’école.

Autre réalité choquante : les femmes accouchent sans assistance médicale, dans des conditions extrêmement risquées. Certaines en meurent, selon plusieurs témoignages recueillis. « Ces familles ont tout perdu, et aujourd’hui, elles sont abandonnées », déplore un leader communautaire de Buoro.

 » Nous appelons le gouvernement et les ONG humanitaires à intervenir de toute urgence. « 

Alors que les conditions météorologiques se dégradent et que l’insécurité persiste dans certaines zones proches, la situation humanitaire dans ces camps devient critique. Une assistance rapide, multisectorielle et durable est nécessaire pour éviter le pire.

La dignité humaine ne doit pas être sacrifiée par le silence. Ces déplacés demandent à être vus, entendus et secourus.

Gédéon Maele et Simon Mihona

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