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Kalehe : Plus de 500 femmes et filles exposées à des infections dans les camps de déplacés de Bagana

Kalehe : Plus de 500 femmes et filles exposées à des infections dans les camps de déplacés de Bagana

La situation sanitaire des déplacés de guerre installés dans les camps du groupement de Bagana, en chefferie de Buloho dans le territoire de Kalehe (Sud-Kivu), est plus que préoccupante. Une visite effectuée ce lundi 15 décembre 2025 par une équipe du club des filles reporters révèle un tableau sombre, où les femmes et les filles paient le plus lourd tribut.

Sur place, plus de 500 femmes et jeunes filles vivent dans des conditions d’hygiène déplorables, sans accès à des toilettes ni à des bornes fontaines. Cette absence d’infrastructures expose ces déplacées à des infections génitales graves, des maladies de la peau, et d’autres pathologies liées au manque d’eau potable et à la promiscuité.

« je ressens des douleurs, mais je n’ai pas accès à un médecin. Il n’y a même pas d’eau pour se laver correctement », confie une jeune fille déplacée de 16 ans, installée dans le camp de Bukavu.

Pire encore, plusieurs femmes témoignent avoir accouché sans aucune assistance médicale, ni matériel hygiénique. Certaines sont aidées par d’autres femmes déplacées, elles-mêmes non formées, ce qui met leur vie et celle de leurs enfants en danger. « Nous accouchons à même le sol, sans matelas, sans gants, sans rien. C’est une souffrance que personne ne peut imaginer », déplore une mère de trois enfants vivant dans le camp voisin de Kavumu.

Les autorités locales affirment être débordées par la situation. « Nous lançons un cri d’alarme. Ces femmes risquent leur vie chaque jour. Nous avons besoin d’une assistance d’urgence », a déclaré le responsable du bureau des affaires sociales en chefferie de Buloho.

Les besoins humanitaires dans ces camps sont immenses : soins médicaux, kits d’hygiène, eau potable, abris, et accompagnement psychosocial. Les femmes, déjà traumatisées par les violences de guerre, vivent aujourd’hui une nouvelle forme de violence silencieuse : celle de l’oubli et de la négligence.

Le gouvernement et les partenaires humanitaires sont appelés à intervenir d’urgence pour rétablir la dignité de ces déplacées, qui demandent simplement à vivre dans des conditions humaines.

Simon Weteshi Mihona

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